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CARMEN GILMAIRE

Psychopraticienne en Thérapie Brève

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thérapie     COMMUNICATION                    blocages          agoraphobie                     famille                      parent enfant.      INSOMNIE

DEPRESSION PHOBIE évitement   anorexie   Boulimie compulsion  Claustrophobie harcèlement

  panique peurTHERAPIE BREVE crise de couple   stress post traumatique

    manies contrôle obsession TIMIDITE Hypocondrie TOC ZOOPHOBIES dépendance pathologique Anxiété

Si vous êtes confronté à un problème et vous avez l'impression d'avoir essayé mille choses pour le résoudre sans succès, la thérapie brève vous propose de nouvelles pistes de changement. En voici quelques-unes:
 
ANXIETE

L'anxiété généralisée est définie comme un état de tension constante et de préoccupation alarmante qui conduisent la personne à surveiller en permanence son environnement, à la recherche des dangers potentiels, pour elle-même comme pour ses proches. Les pensées sont généralement orientées vers l'avenir, concentrées à ressasser des scénarios catastrophiques au sujet des échecs professionnels ou affectifs, de la survenue d'une maladie, d'un accident, des problèmes financiers.

En état d'anxiété, notre rapport à la réalité est déformé par ce mécanisme d'anticipation du danger qui agit comme une prophétie auto-réalisante.

Les expériences de la vie sont profondément marquées par un sentiment d'inquiétude et de crainte. Envahis par la peur, nous devenons plus méfiants et susceptibles dans les rapports à autrui, en doutant des autres comme nous doutons de nous-mêmes, moins confiants et, pour finir, moins aptes à imaginer d'autres issues à nos problèmes.

Cet état de stress intense, de pensées inquiétantes, voire catastrophiques, peut déclencher des réactions somatiques lorsque l'anxiété est excessive: état d'agitation permanente, sentiment de forte tension, état de fatigue, difficulté à se concentrer, irritabilité, douleurs musculaires, troubles du sommeil, difficulté à respirer, rythme cardiaque irrégulier et perturbation du tractus gastro-intestinal.

Face à ces problématiques liées à la peur, les tentatives de solution vont dans le sens d'éviter les situations supposées dangereusesse forcer à penser positivement, recourir à l'aide de quelqu'un, prendre des médicaments.

La thérapie brève propose une intervention de courte durée (une dizaine de séances), adaptée aux caractéristiques particulières de chaque situation.

Pour changer la perception inquiétante d'un monde potentiellement dangereux et insécure, le thérapeute co-construit avec le patient en séance les prémisses d'une nouvelle façon de concevoir le problème et l'invite à en faire l'expérience dans son contexte de vie, là où le problème se manifeste.

Les symptômes d'anxiété se retrouvent souvent dans d'autres troubles psychologiques tels que: 

  • Attaque de panique

  • Phobies spécifiques

  • Hypocondrie et pathophobie

  • Trouble obsessionnel-compulsif

  • Dynamique relationnelle

  • Trouble de stress post-traumatique

  • Dépression

  • Troubles sexuels

  • Troubles de l'alimentation (anorexie, boulimie, vomissements et binge eating)

  • Troubles mentaux (psychoses présumées, troubles bipolaires, paranoïa).

La peur est l'une des plus saines réactions de l'être humain face à un danger, mais si elle n'est pas gérée correctement, elle peut se transformer aussi en notre pire ennemi.

 

Pour plus d'informations sur l'anxiété:

JJ Wittezaele, G. Nardone: Une logique des troubles mentaux: le diagnostique opératoire systémique et               stratégique, 2016

G. Nardone: La thérapie des attaques de panique, 2017

G. Nardone: Dépasser les limites de la peur, 2016

G. Nardone: Peur, panique, phobie, 2010

 
ATTAQUE DE PANIQUE

"Puis tout cesse d'un coup, ne laissant que dévastation: le tsunami psychologique est passé, après avoir emporté force et volonté, et le corps et l'esprit se retrouvent vidés face à cette expérience où les subterfuges de l'espoir sont aussi inefficaces que les arguments de la raison.(G. Nardone)

Une attaque de panique survient par définition brutalement, avec le développement en quelques minutes d'un sentiment de malaise ou de menace intense échappant à toute tentative de réassurance rationnelle: crainte d'une catastrophe, de devenir fou, de mourir, de perdre le contrôle de soi.

Comment une sensation aussi naturelle et vitale que la peur se transforme-t-elle en panique?

La peur est une perception fondamentale, essentielle à la survie de l'être humain; elle active via le cerveau archaïque des réactions spontanées et fonctionnelles qui échappent au contrôle de la raison. Par exemple freiner quand un obstacle imprévu apparaît sur la route.

Dans le cas des attaques de panique, le cerveau rationnel anticipe la peur et tente de l'éviter, de la contrôler ou encore de l'étouffer. Mais en faisant cela il lui donne corps et l'intensifie.

Pour le dire en d'autres mots, plus je tente de fuir la peur, plus elle me poursuit, avec toujours plus d'intensité.

LA THERAPIE BREVE DES ATTAQUES DE PANIQUE

Pour couper l'appréhension et interrompre la boucle de la "peur de la peur" à l'origine des attaques de panique, le thérapeute bref vous propose de faire une série d'expériences concrètes, adaptées à votre situation, qui vous permettront de mieux connaître le mécanisme qui maintient votre peur-panique et de l'arrêter par la suite.

 

Pour continuer à lire sur le sujet:

G. Nardone: La thérapie des attaques de panique, 2017

 
TOC - TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS

S'il est sain d'être attentif à ne pas se salir ou à se laver après s'être sali, continuer à se laver pendant des heures, dans le doute d'avoir été contaminé, peut devenir un vrai problème.

Comme il peut être certainement raisonnable de contrôler que les portes et les robinets sont fermés avant d'aller se coucher, et tout à fait absurde de se réveiller plusieurs fois par nuit et de recontrôler chaque chose.

La logique des troubles obsessionnels compulsifs transforme donc ce qui est raisonnable et sain en une véritable tyrannie de l'absurde, à travers une répétition exacerbée - le rituel : "Je me suis tellement bien lavé que je ne peux pas être infecté", "j'ai si bien contrôlé chaque chose que rien de dangereux ne pourra se produire", etc.

Au départ, le rituel est mis en place et fonctionne comme un réducteur d'anxiété : la personne répète une série d'actions ou de pensées dans le but de faire baisser son niveau d'anxiété et de se sentir plus rassurée, plus protégée ou plus en sécurité.

La dynamique d'un trouble obsessionnel compulsif naît d'un doute qui active un système de protections raisonnables, préventives ou réparatrices, et qui par exacerbation s'installent comme une compulsion incontrôlable.

Les rituels compulsifs peuvent être répartis en trois catégories, selon les effets attendus:

  • Rituel préventif : pour prévenir des conséquences redoutées

  • Rituel propitiatoire : pour favoriser des résultats positifs

  • Rituel réparateur : pour remédier à une erreur

Quand, par exemple, je pense avoir oublié le four allumé et je vais vérifier avant de quitter la maison, ceci est un comportement totalement adapté. Le problème apparaît lorsque j'augmente le nombre des fois où je dois contrôler parce qu'une seule fois n'est plus suffisante pour me rassurer; mais plus je contrôle, plus je ne peux plus m'arrêter de contrôler. A ce stade, mes compulsions (actions et pensées rituelles) se trouvent sous le contrôle de mes obsessions.

Les troubles obsessionnels compulsifs ne sont pas fondés seulement sur la peur, il existe également des compulsion basées sur le plaisir, comme la compulsion de s'arracher les cheveux ou les poils du corps, ou l'envie irrésistible de se taillader suscitée par la sensation ambivalente de douleur/plaisir, ou les achats compulsifs, la compulsion pathologique du jeu ou du vol.

Il arrive souvent que l'entourage proche (conjoint ou parent) tente de se plier aux exigences de la personne en proie aux TOC's dans le but de la rassurer ou de la soulager. Malheureusement, les meilleures intentions produisent parfois les pires effets et les tentatives de réassurance de la famille sont vouées à l'échec.

Dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs, le thérapeute bref utilise la technique paradoxale de la prescription du symptôme en suggérant au patient la mise en place d'un contre-rituel thérapeutique dont l'effet principal sera l'arrêt complet du rituel obsessionnel.

 

Pour continuer à lire:

G. Nardone: Obsessions, compulsions, manies, 2016

 
PHOBIES

La différence entre la peur comme émotion naturelle utile et la peur comme réaction pathologique consiste dans le fait que la première nous rend plus capables de nous adapter aux obstacles et difficultés de la vie, alors que la seconde, au contraire, nous limite et nous enchaîne.

Une phobie se définit comme la peur d'être en présence d'une situation extérieure déterminée, dénuée de 

dangerosité objective. La personne a conscience du caractère excessif de son appréhension mais ne peut pas la surmonter.

Les formes pathologiques de la phobie

  • Les phobies simples sont des formes pathologiques qui paralysent l'individu dans des situations précises: la peur des serpents, la peur de l'eau, la peur des lieux clos, la peur de prendre l'avion, etc.

  • D'autres formes, comme le syndrome d'attaque de panique, les troubles obsessionnels compulsifs, l'agoraphobie, les fixations hypocondriaques, bloquent totalement l'individu et l'empêchent de vivre sa vie.

Face à la perspective paralysante de se confronter avec une situation très angoissante, les personnes recourent souvent à des conduites d'évitement, s'étendant progressivement jusqu'à devenir très invalidantes. Lorsque la personne ne peut pas éviter, elle a tendance à demander de l'aide pour affronter la situation menaçante.

Peur évitée, peur augmentée

La stratégie d'évitement d'un danger ou de quelque chose perçu comme dangereux est une réaction naturelle qui nous permet de nous sentir en sécurité et protégés. Les tensions diminuent en intensité, l'anxiété est dissipée et le sentiment de soulagement s'installe progressivement.

 

Malheureusement, une fois le danger passé nous en tirons une leçon moins adaptative pour surmonter nos futures peurs: nous apprenons que nous ne sommes pas capables de gérer certaines situations et nous ancrons une perception défaillante de nous-mêmes et de nos capacités à affronter ce que nous redoutons. Notre capital de confiance en nos propres ressources diminue et nous nous retrouvons de plus en plus vulnérables devant nos peurs, qui elles ne cessent d'augmenter à chaque évitement.

Il semblerait que le courage n'existe pas dans la nature, seule la peur y est présente. Le courage ne serait alors que le visage caché de la peur que nous avons osé affronter, en la transformant en une précieuse alliée.

L'enfer est pavé de bonnes intentions

La stratégie de la demande d'aide à une personne de confiance suit la même logique que celle de l'évitement: elle est bénéfique tant qu'elle reste un tremplin pour s'envoler de ses propres ailes. Sinon, elle risque de se transformer en assistance et de nous empêcher de réussir par nous-mêmes.

Ces deux situations illustrent comment nous pouvons nous compliquer la vie par nos "tentatives de solutions". Heureusement, l'opposé est aussi vrai: en changeant de stratégie nous pouvons faire l'expérience émotionnelle correctrice d'affronter au lieu d'éviter et, par cela, nous construire une meilleure image de nous-mêmes et de nos ressources intérieures.

 

LA THERAPIE BREVE ET LES PHOBIES

La thérapie brève propose une intervention de courte durée (une dizaine de séances) dont l'objectif principal est d'utiliser l'expérience de la peur pour nous rendre plus courageux et plus confiants en nos capacités.

C'est en touchant nos fantômes au lieu de les fuir que nous les ferons disparaître pour toujours !

 
DEPRESSION

LA GENESE DE LA DEPRESSION

 

La dépression, ce mal obscur de notre société, s'empare insidieusement de notre esprit et de notre corps, en nous laissant souvent à la dérive. C'est parfois le sentiment de vivre en marge de la vie, sans envie et sans force de se battre, résignés et solitaires. Ce mal être peut s'installer sans qu'il y ait un événement marquant à l'origine, 

suite à une série de petits renoncements, d'évitements et de désillusions.                                                                                                          

La dépression peut survenir aussi suite à une déception par rapport à soi-même, à d'autres ou au monde en général. Ou elle peut être consécutive à un découragement, à une incapacité de gérer un autre problème tel queles attaques de panique, les phobies, un événement traumatisant, une difficulté relationnelle (familiale, professionnelle, de couple).

La dépression est souvent accompagnée par des ruminations morbides, des sensations d'angoisse, d'amertume, des envies suicidaires, de l'agressivité, de la colère.

Il n'est pas rare de constater à quel point un état d'esprit dépressif peut dérégler notre fonctionnement 

somatique en entraînant des troubles du sommeil, de l'appétit, de la sexualité et entraînant même des douleurs.

Une autre répercussion importante de la dépression est l'arrêt du travail. La personne se sent incapable de poursuivre son activité professionnelle, elle se dit être sans énergie, non performante et inhibée dans son travail et ses rapports à autrui.

Si au départ, la mise en retrait est une mesure salutaire permettant à la personne de prendre le temps, tranquillement, pour panser ses blessures, elle peut se transformer en un piège sournois lorsque la reprise est remise toujours au lendemain. En tant que piège, l'arrêt prolongé du travail intensifie le sentiment de dépression et finit par isoler le patient de la vie active.

 

LA THERAPIE BREVE DE LA DEPRESSION

La thérapie brève regarde avant tout comment la personne régule son comportement dans les interactions avec son environnement, de quelle manière elle arrive à s'arranger elle-même avec son état dépressif et comment se manifeste cet état dans ses relations familiales, de couple, sociales ou professionnelles.

Autrement dit, la thérapie brève regarde la personne dans sa globalité et cherche à dénouer les mécanismes par lesquels la dépression se maintient, voire s'aggrave dans le temps.

Vouloir oublier sa tristesse sur commande, par exemple, se forcer à être heureux, imaginer des issues inaccessibles à son problème, ressasser sa condition misérable ou se comparer aux autres font partie de ces tentatives de solution infructueuses qui intensifient le sentiment d'échec et de désespoir de la personne.

Dans le contexte familial, l'entourage tente de rassurer et de soutenir la personne déprimée. Il tente de contrecarrer sa tendance à se plaindre et à se présenter en victime, par des réactions de réassurance et de conseil: la solliciter pour diverses activités, l'encourager, la stimuler, lui tenir un discours optimiste pour contrer son pessimisme, la prendre en charge et même faire à sa place.

 

Bientôt, un processus relationnel se met en place: plus la personne montre qu'elle est incapable, plus l'entourage l'encourage à faire quelque chose pour sortir de cet état. L'absence d'efficacité de ses efforts crée un sentiment d'impuissance du côté de l'entourage aussi. Avec le temps, les mesures bienveillantes sont remplacées par des attitudes plus autoritaires. Les sentiments de frustration et de rancoeur aboutissent à la colère, aux conflits et au rejet de la personne déprimée.

Dans la thérapie brève, les membres de la famille sont invités à prendre part à la thérapie en tant que co-thérapeutes. L'objectif principal est d'amener l'entourage proche à renoncer à poursuivre ses efforts habituels (tentatives de solution) et à limiter les échanges au sujet de la dépression à un moment précis de la journée.

En interrompant la spirale dépressive par des techniques et des stratagèmes spécifiques, l'intervention thérapeutique amène progressivement la personne à traverser sa douleur avant de la laisser partir. Plus apaisée, la personne peut par la suite commencer à mettre en place des choses petites mais concrètes, qu'elle aurait faites si son problème de dépression n'avait jamais existé.

Chaque chose conduit à une autre chose, qui conduit à une autre chose... si vous vous concentrez sur la plus petite, puis sur la suivante, et ainsi de suite... vous vous retrouvez en train de faire de grandes choses en n'ayant fait que de petites. J. Weakland

Les changements successifs réalisés au cours de la thérapie deviennent un tremplin pour faire expérimenter à la personne de nouvelles façons d'envisager les problèmes, des manières différentes de gérer les crises, de gagner en confiance et de s'approprier une image du monde et de soi-même moins douloureuse. 

 

Pour continuer à lire au sujet de la dépression et de la thérapie brève:

Nardone G., Psychosolutions, 2017

Nardone G. et J.J. Wittezaele, Une logique des troubles mentaux, 2016

 
ADOLESCENCE

Si vous voulez que votre enfant prenne la responsabilité de sa vie, laissez lui la liberté de la prendre.

Gregory Bateson

Cette phase de la vie, l'adolescence, a beaucoup évolué durant les dernières décennies. Les jeunes restent de plus en plus longtemps dans le giron familial. De ce fait, ils mettent plus de temps à devenir adultes.

LES TOURMENTS DE L'ADOLESCENCE

Entre 12 et 19 ans, l'être humain traverse une période de bouleversements physiques et psychologiques :

  • la maturation sexuelle et ses transformations physiques,

  • les tempêtes émotionnelles et l'intérêt grandissant pour ses semblables et le sexe opposé,

  • les progrès cognitifs et les premières formes de raisonnement abstrait.

 

Nous avons tous remarqué la propension de l'adolescent pour la critique et les désaccords, son envie de se rebeller face à ses parents ou à toute autre figure d'autorité de son entourage.

C'est aussi l'âge de grandes interrogations existentielles, "Qui suis-je ?", "Je suis sur terre pour quoi faire ?" qui traduisent le besoin naissant de trouver sa place dans le monde.

DE L'ADOLESCENT AU PARENT

Durant cette période délicate, les rapports entre l'adolescent et ses parents peuvent se détériorer.

 

Animés par les meilleures intentions du monde, les parents partagent avec leur adolescent des savoir-faire tirés de leurs expériences personnelles et ils tiennent à ce que leur enfant s'y conforme. En outre, le parent cherche à protéger son enfant des dangers, des échecs, des déceptions car il veut le meilleur pour lui.

De son côté, le jeune éprouve les transformations de l'adolescence avec beaucoup d'intensité et ressent un désir de nouveauté. Il a envie de tester le monde qui l'entoure et de mettre à l'épreuve les nouveaux pouvoirs de son corps et de son esprit. Cela l'amène soit à se rebeller et à ne pas tenir compte des conseils de ses parents, soit, intimidé par le monde extérieur, à se mettre totalement sous la coupe de ses parents, ne cherchant pas à faire ses preuves et cédant aux pressions familiales lui demandant d'être "bien" sous tous rapports.

LA THERAPIE BREVE ET L'ADOLESCENCE

Si vous sentez que votre vie serait plus sereine sans les soucis et les conflits permanents avec votre enfant-adolescent, la thérapie brève vous propose une intervention de courte durée pour dénouer les blocages relationnels et explorer de nouvelles pistes de changement de la dynamique relationnelle.

Il arrive parfois que nos efforts pour soutenir notre enfant ou corriger ses comportements que l'on considère comme inappropriés, voire dangereux, nous amènent à une impasse. Recourir à des interrogatoires, donner des conseils, se donner le rôle de l'ami, mettre en place des surveillances, user des sermons et même consulter des spécialistes - toutes ces choses de bon sens, tentées avec les meilleures intentions du monde, au lieu d'atténuer la souffrance et d'apaiser la relation, provoquent souvent fugues, replis sur soi-même, silences, disputes, reproches réciproques, bagarres, voire délinquance.

Pour sortir de ce cercle vicieux, la thérapie brève propose aux parents d'accroître leur influence en intervenant moins souvent mais plus efficacement. L'enjeu thérapeutique est de guider le parent à devenir le thérapeute de son enfant afin de mieux l'accompagner dans ce passage difficile mais nécessaire de l'enfance à l'âge adulte. Notre objectif commun sera alors de permettre à l'adolescent d'acquérir confiance dans ses propres ressources et de le rendre responsable de ses actes.

Nous savons tous que la confiance en soi s'acquiert par l'expérience personnelle vécue et ne peut être en aucun cas transmise par autrui. A partir de là, un des plus beaux cadeaux qu'un parent peut faire à son adolescent est de le laisser surmonter les obstacles rencontrés en son chemin afin de prendre confiance en lui et trouver son équilibre psychologique.

 
RELATION PARENT - ENFANT

Si la vie est une longue suite de difficultés à résoudre, la relation parent-enfant n'en est pas exemptée.

 

En effet, en tant que parents nous pouvons être confrontés à des difficultés dans la relation avec notre enfant à plusieurs niveaux:

  • les difficultés relationnelles: l'enfant n'écoute pas, il ne tient pas compte de vos conseils, voire il fait l'opposé, il transgresse en permanence les règles et essaie de tout négocier. Il refuse de collaborer avec vous, se rebelle, a des crises de fureur et manifeste même de la violence verbale et physique, selon les cas.

  • les difficultés scolaires: l'enfant n'investit pas ou peu ses études et cela peut aller jusqu'à l'abandon scolaire. Il refuse le cadre imposé par l'école et entretient des rapports conflictuels avec les enseignants et/ou ses camarades.

  • les difficultés psychologiques: l'enfant ne se sent pas capable d'assumer ses responsabilités (à l'école, dans la vie de tous les jours), il manque de confiance en lui, se replie sur lui-même, s'isole de ses pairs, manifeste des peurs excessives (phobies, TOC), des épisodes d'énurésie. L'enfant est complètement dépendant de l'assistance de ses parents. Dans ce cas, l'enfant se vit comme malade, différent, victime d'un dysfonctionnement intérieur.

  • les difficultés liées au plaisir: l'enfant manifeste des conduites addictives par rapport à la télévision, aux jeux vidéo, à l'internet, à la nourriture (anorexie, boulimie). 

Face à ces défis, les parents répondent selon leurs expériences personnelles et leurs principes éducatifs.

Il y a ainsi par exemple les parents qui affichent "zéro tolérance" pour tout comportement qui ne respecte pas les règles familiales et sociales. Ce sont les parents qui voient leur enfant comme immature et recourent systématiquement à un contrôle strict de ses activités, à des sanctions et des sermons.

Face à cela, l'enfant se rebelle de plus en plus et tout devient sujet de dispute avec ses parents. Son comportement d'opposition peut même le conduire à se mettre en danger ou à sombrer dans la délinquance. Malheureusement, plus l'enfant accroît les bêtises, plus les parents augmentent la pression. 

Un autre exemple concerne les parents qui recourent à des explications pour corriger les comportements dérangeants de leur enfant. Ces parents ont à coeur de ne pas brimer l'enfant. Ils prennent des sanctions impossibles à tenir et ne mènent jamais au bout leurs menaces. Les parents espèrent vainement que leur enfant va devenir raisonnable à force d'explications et que ses comportements excessifs disparaîtront. L'absence de sanctions concrètes amène l'enfant à ne plus se soucier des conséquences de ses actes. En sentant la faiblesse de ses parents, il prend trop de pouvoir dans la relation et affiche un comportement d'enfant-roi, voire enfant-tyran. 

LA RELATION PARENT - ENFANT DANS LA THERAPIE BREVE

Pour changer ces dynamiques relationnelles délétères, le thérapeute stratégique travaille avant tout avec les parents qui sont invités à prendre part à la thérapie en tant que "cothérapeutes" de leur enfant. Des stratégies thérapeutiques adaptées aux particularités de chaque relation parent-enfant seront proposées, toujours dans le respect des objectifs et des possibilités des personnes impliquées dans le processus de changement.

 
TROUBLES ALIMENTAIRES

Comment une jeune fille arrive à réduire progressivement son alimentation et finit par ne plus s'alimenter, jusqu'à se laisser mourir de faim? Ou comment une jeune femme arrive à passer sa journée à manger et à se faire vomir, en proie à un rituel irrépressible mélangeant plaisir et souffrance?

Les troubles du comportement alimentaire semblent plus particulièrement toucher les femmes à différents âges (enfant, adolescente, adulte).

 

Les troubles alimentaires le plus souvent rencontrés sont:

  • La boulimie : ne pas savoir résister à la tentation de la nourriture.

  • L'anorexie : la peur de se nourrir (et de grossir) est plus forte que la raison.

  • Le syndrome du vomissement : le plaisir de manger pour le plaisir de vomir.

  • Le binge eating : jeûner pour mieux manger après!

LA BOULIMIE

 Je peux résister à tout, sauf à la tentation. (Oscar Wilde)

C'est le trouble alimentaire le plus fréquent où les prises de nourriture compulsives sont moins dues à la faim qu'au désir effréné de manger. Ce désir irrépressible de manger recouvre des réalités différentes en fonction du contexte de la personne:

  •   Manger pour le plaisir de manger,

  •   Manger sans mesure pour oublier ou pour compenser des émotions douloureuses ou menaçantes,

  •   Manger sans mesure en réaction à une restriction alimentaire trop importante.                                                             

Dans le premier cas, la personne accepte bien sa passion pour la nourriture, sans éprouver des sentiments de culpabilité ou de honte.

Dans les deux derniers cas, la personne cherche à éviter ou à résister à la tentation de la nourriture, ce qui, paradoxalement, rend celle-ci encore plus impérieuse et totalement irrésistible: le vide appelle le plein, et non l'inverse. 

 

Si, au départ, les difficultés sont circonscrites à un sentiment d'insatisfaction par rapport à leur poids ou à un malaise émotionnel et relationnel ingérable, ce n'est que plus tard que les symptômes de la boulimie vont se manifester, avec une fixation intense sur la prise de poids, l'image du corps et l'alimentation.

 

Face à l'impératif d'atteindre ou de maintenir son poids idéal, la personne commence à se priver, en s'interdisant notamment les aliments qui lui sont plaisants.

Les conséquences de ce contrôle strict de la nourriture sont:

  • le ralentissement du métabolisme afin de limiter la perte de poids,

  • la focalisation de l'attention sur les aliments proscrits, 

  • le déréglage du processus naturel de se nourrir et

  • les crises de boulimie.  

 

De ce fait, la personne est prise dans une boucle sans fin où plus elle s'interdit de manger certains aliments et évite de s'en laisser tentée, plus elle perd le contrôle de ses actes et sombre dans la boulimie. Et, après chaque échec, elle va penser qu'il lui faudra à l'avenir encore plus de volonté et d'abnégation pour résister aux tentations, en préparant ainsi sa prochaine crise de boulimie.

 

La thérapie brève et la boulimie

En tenant compte des particularités du contexte de vie et des objectifs de la personne, le thérapeute bref va analyser tous les processus (cognitifs, émotionnels, relationnels ) qui sous-tendent le problème et va lui proposer des expériences concrètes dans le but d'enrayer les mécanismes menant invariablement à la crise de boulimie.

L'ANOREXIE

Pour une jeune fille souffrant d'anorexie, l'abstinence de nourriture naît de la volonté de maigrir ou de ne pas prendre de poids pour mieux correspondre aux modèles de beauté en vogue. Le problème intervient lorsque la maigreur, devenant excessive et, donc, bien loin de tout canon esthétique, entraîne un dérèglement de la capacité de la personne de percevoir correctement son corps, ainsi qu'une peur très intense vis-à-vis de la nourriture. 

Cette expérience extrême de l'anorexie s'apparente à une ascèse. La personne ne renonce pas seulement à la nourriture, mais aussi à tout ce qui pourrait être lié aux sensations plaisantes ou aux relations sociales. Au bout d'une pratique intense de cette ascèse de la nourriture, l'obsession de la maigreur se transforme en une compulsion irrésistible d'évitement alimentaire.

Autrement dit, la fixation sur la maigreur et la peur de manger sont devenues si puissantes que personne et rien ne semblent pouvoir leur résister, même pas le danger de mort. La jeune fille se trouve ainsi piégée par ses efforts excessifs de maigrir, incapable de sortir toute seule de sa propre prison.

Dans le cas des adolescentes anorexiques, l'entourage familial est généralement très présent et actif. Malheureusement, ses tentatives (pousser à manger, raisonnements, contraintes, menaces, hospitalisations) de les sortir de cette spirale destructive restent sans effets: elles semblent toujours plus retranchées dans leur refus de se nourrir, refus renforcé de surcroît par l'attention et le traitement privilégiés dont elles jouissent au sein de leur famille.

La thérapie brève et l'anorexie

Dans cette situation, le thérapeute bref propose un modèle d'intervention qui s'appuie soit sur la collaboration de la famille proche pour changer les dynamiques affectives et relationnelles qui participaient, à son insu, à la persistance du trouble, soit directement sur les ressources personnelles de la personne anorexique, avec la conviction que les grands changements s'obtiennent grâce à des petites modifications et perturbations du rigide équilibre de l'anorexie. (G. Nardone, "L'amour et la haine de la nourriture") 

LE SYNDROME DE VOMISSEMENT

Le trouble de vomissement concerne les personnes, généralement des femmes, qui associent manger et vomir en une seule et unique séquence. Il s'agit d'un trouble compulsif qui n'est pas dicté par la peur mais se structure et se maintien autour du plaisir de manger et vomir.

Si la peur de grossir est à l'origine de ce rituel, son vrai moteur est le plaisir de vomir après avoir ingurgité une grande quantité de nourriture.

 

A force de répétitionsle plaisir de manger sans grossir se transforme en plaisir de manger pour vomir.  Ce n'est plus la nourriture qui est la seule source de plaisir, mais la séquence ritualisée alternant gavages et vomissements.

En quête d'un plaisir extrême et transgressif, la personne qui s'adonne à ce rituel y trouve un plaisir presque sensuel, secret, qui finit par lui accaparer tout l'espace potentiellement disponible pour d'autres activités agréables. 

La thérapie brève et le vomissement

Une intervention thérapeutique brève commence par modifier le rapport euphorique que la personne entretient avec son rituel à travers des prescriptions comportementales spécifiques qui, sans interdire le rituel, arrivent paradoxalement à le rendre moins nécessaire, moins agréable. 

LE BINGE - EATING

Lorsqu'une personne réussit à alterner des périodes prolongées de jeûne avec des orgies alimentaires programmées, nous sommes face à un trouble particulièrement résistant au changement - le binge-eating -, du fait même que la personne a l'impression de bien gérer à la fois le plaisir de manger et le contrôle de sa ligne.

Le fonctionnement de ce trouble consiste dans un va-et-vient entre jeûne et crise de boulimie, entre contrôle et perte de contrôle: l'abstinence prolongée vis-à-vis de la nourriture, ainsi que les efforts pour garder le contrôle de soi, entraînent inévitablement une perte de contrôle: la crise de boulimie. La personne a l'impression de ne pas pouvoir s'arrêter de manger, ou de ne pas pouvoir contrôler ce qui est mangé ou en quelle quantité.

Après avoir mangé, elle ressent des sensations de dégoût de soi, de découragement ou de forte culpabilité. 

La thérapie brève et le binge-eating

Suivant la formule paradoxale "Si tu te l'accordes, tu peux y renoncer; si tu ne te l'accordes pas, tu ne pourras y renoncer" (G. Nardone), le thérapeute bref va intervenir pour rendre plus souple le rapport que la personne entretient avec la nourriture et interrompre la dynamique dysfonctionnelle de l'interdit qui crée l'envie

 

Pour continuer à lire au sujet des troubles alimentaires:

G. Nardone: "L'amour et la haine de la nourriture", Enrick B. Editions, 2017

 
RELATION DE COUPLE

                                                                              

LE COUPLE

 

Une étude récente réalisée par des psychologues des universités du Nevada et du Michigan, sur un groupe de 375 couples, durant près de seize ans, montre que les disputes conjugales fréquentes, les conflits, affectent négativement notre santé et affaiblissent notre système immunitaire. Regardons deux sources de souffrance dans le couple : les difficultés communicationnelles et les difficultés relationnelles. 

 

Les difficultés communicationnelles

A l'origine de multiples dynamiques dysfonctionnelles au sein du couple, se trouve un mode de communication voué à l'échec, dont la finalité est toujours la même: le conflit. Au lieu de favoriser les échanges constructifs, il met à mal les tentatives de rapprochement des protagonistes et ancre les divergences, toujours plus profondément.

 

Apprendre à communiquer stratégiquement s'avère alors une alternative utile pour nous permettre d'exprimer nos besoins, émotions et sentiments sans rendre autrui responsable de notre bonheur ou malheur conjugal.

Un des ingrédients importants d'une communication réussie au sein du couple consiste à adopter une position dans la relation, qui sans être très confortable pour notre orgueil, nous permettra néanmoins d'obtenir la coopération de notre partenaire, si c'est cela notre objectif final.

Nous avons remarqué que nous pouvons créer et maintenir, à notre insu, une situation conflictuelle au sein de notre couple lorsque nous adoptons une "position de supériorité" dans la relation. C'est le cas lorsque nous cherchons à convaincre autrui que notre façon de voir les choses est meilleure ou plus juste que la sienne, ou lorsque nous lui décortiquons les situations et les sentiments dans les moindres détails, ou nous nous attendons qu'il se comporte selon nos désirs ou qu'il nous traite avec le respect, l'attention et la considération que nous imaginons nous être dus.

 

Concrètement, nous affichons une position de supériorité dans la relation avec autrui à chaque fois que: 

  • nous lui donnons des explicitations sans fin de la situation, des sentiments, des sensations

  • nous lui faisons des récriminations, en le soumettant à l'inventaire de ses fautes et ses manquements

  • nous lui faisons des reproches, des sermons

  • nous lui demandons de reconnaître nos sacrifices

  • nous disqualifions sa conduite.

 

En agissant de cette manière, nous ne réussissons naturellement qu'à exacerber l'irritation de l'autre et la volonté de s'opposer, le refus de coopérer et l'envie de s'affronter, de fuir ou d'agresser.

 

Même si nous communiquons avec les meilleures intentions du monde pour notre couple, il n'est pas moins vrai que la façon dont on dit quelque chose modifie l'effet de ce que l'on dit en l'amplifiant, le diminuant ou le transformant. 

Pour interrompre cet échange toxique menant inlassablement au conflit, le thérapeute bref invitera la personne à quitter sa position de revendication et à changer sa façon de communiquer. Il lui fera vivre à travers des expériences concrètes les effets bénéfiques de la communication stratégique, qui use des demandes concrètes et précises, non autoritaires et sans explicitations. 

Les difficultés relationnelles

Comme nous pouvons le constater ci-dessus, les difficultés communicationnelles et relationnelles sont inextricablement liées. C'est en s'exerçant à communiquer nos demandes de manière précise et concrète, sur un ton plus détaché, que nous arrivons à soigner la relation avec notre partenaire. 

La relation victime-bourreau est une illustration concrète de effets négatifs de ce type de communication voué à l'échec: une personne qui fait des reproches se place en victime de l'autre et, depuis cette position de douleur, elle va utiliser sa souffrance pour inciter son partenaire à changer de comportement. Le résultat est loin des attentes, l'autre partie se sentant plutôt agacée et en colère, devenant souvent encore plus pénible lorsqu'elle se sent mise face à ses manquements affectifs ou à son égoïsme. 

 

Celui qui se pose en "victime" fabrique ses "bourreaux". Cela revient à dire que si je me présente en victime d'autrui, j'en fais automatiquement mon agresseur. Et un cercle vicieux s'enclenche: à chaque fois que je fais des reproches, l'autre partie se met en colère, je m'en sentirai d'autant plus victime, je lui ferai remarquer, ce qui la rendra plus agressive et tyrannique encore. 

Le thérapeute bref va chercher à inverser cette dynamique relationnelle qui maintient les deux parties prisonnières dans ces deux rôles complémentaires. Pour faire cela, il va agir sur la modalité de communication inefficace dans le but de couper les vagues de reproches à travers des recadrages de la vision du monde de la personne et des tâches concrètes que la personne devra mettre en oeuvre dans son contexte de vie, entre les séances.